BXL

 In Histoires

 

Bxl La city radio du groupe RTL à été lancée, à grand renfort de publicité dans les médias, le 27 septembre 2004. Cette date n’avait pas été choisie au hasard puisque qu’elle correspond à la fête de la Communauté française. Un symbole pour cette radio qui voulait devenir LA référence Bruxelloise en matière de radio de proximité.

 C’est aussi cette date qu’à choisie BX1+ la web radio de la télé locale de Bruxelles, qui faute d’avoir pu obtenir une fréquence FM lors de l’appel d’offre de 2019 s’est « rabattue » sur une diffusion sur Internet –  La nouvelle radio voulait ainsi elle aussi montrer son identité bruxelloise et francophone en ouvrant son antenne le 27 septembre.-   

L’idée de la création de Bxl était de profiter de la disparition du programme régional de la RTBF Bruxelles Capitale pour relancer une radio typiquement bruxelloise. Annoncée sous le nom de code « X2 » le 29 mars de la même annéeces promoteurs « confirmaient leur intention commune de créer une radio à destination des bruxellois et des 35 communes avoisinantes ». La direction de la radio faisait également le constat que Bel-RTL obtenait un score moins satisfaisant à Bruxelles (16,3% contre 18,7% pour l’ensemble de la communauté française) et que Bruxelles Capitale avec 13,9% de pdm était la 2e radio la plus écoutée dans les 19 communes. 

La nouvelle radio, s’adresserait aux 18/54 ans avec un coeur de cible de 25/44 ans et une priorité aux groupes 1 à 4, soit les classes sociales plus élevées.

Jean Jacques Deleeuw, directeur général, à l’époque, de Bel RTL insistait sur la complémentarité du projet par rapport à Bel RTL. Il s’agissait de « mettre en place une structure indépendante, avec création d’emplois à la clé, un peu comme Club RTL ou Plug TV par rapport à RTLTVi : Une City radio comme il en existe déjà au sein de RTL Group à Berlin ou Londres.»

Plus concrètement, le projet s’axait sur quelques lignes de conduites : une radio urbaine, centrée sur la mobilité, les informations régionales, la vie multiculturelle et multi-sociale (communautés maghrébine, congolaise, les eurocrates, les clubbers ..). Une radio positive, véritable moteur de sa région.

La grille était découpée en 4 tranches: le morning (informations économiques, politique, socioculturel de la région bruxelloise), la journée (un programme musical entrecoupé de capsules et d´informations régionales), la soirée (axée sur le multiculturel et le multi-social) et le weekend (des rendez-vous musicaux importants).

Pour arriver à lancer une nouvelle radio en l’absence d’appel d’offre et de plan de fréquence, RTL avait passé un accord avec l’asbl Ciel Bruxelles qui détenait une autorisation sur 101.4 Mhz qu’elle n’exploitait plus.

Le démarrage de Bxl, en l’absence d’appel d’offresuscita polémique dans le monde médiatique et politique.

Pour marquer son désaccord avec ce qu’elle appelait « un coup de force » la Ministre de l’audiovisuel Fadila Laanan critiqua le lancement de Bxl le jour de son lancement sur les antennes de la Première.

Bxl ne rencontra pas le succès escompté par ses promoteurs, elle fut remplacée en 2007 par Mint. Une des originalités de la station était l’équipe de journalistes à moto, équipés pour faire des directs de n’importe quel endroit de la ville.

La bande annonce de Bxl

 

Un extrait du premier morning avec Bérénice et Marc Oschinsky

 

Le jingle annonçant le passage de Bxl à Mint

 

Au sujet des réactions négatives sur BXL, voici un article paru sur le site tuner.be le 29 septembre 2007.

On vous parlait des réactions des autorités et des opérateurs,  Si le lancement de BXL était accueilli positivement par le public bruxellois, il était par contre loin de faire l’unanimité tant auprès des opérateurs francophones privés ou publics, que des autorités compétentes en matière d´audiovisuel.

La RTBF a bel et bien introduit un recours devant le tribunal de commerce de Bruxelles, et demande la cessation immédiate de BXL sur 101.4 FM, pour « occupation illégale » et dans le but de préserver l´intégrité des radios publiques.

L´affaire risque de s’envenimer, lorsque l´on sait que la situation des nouvelles radios de la RTBF (financement et fréquences fantômes) est également loin d’être claire. Il n’est d´ailleurs pas exclu que les parties se retrouveront devant la Cour Européenne.

Le CSA est également sorti du silence pour expliquer, une fois encore, que le vide juridique actuel empêche une quelconque intervention concrète de leur part. d’autant plus que BXL utilise une fréquence cadastrée et attribuée à Radio Ciel en 1995.

La Ministre socialiste Fadila Laanan tente également de calmer les ardeurs des opérateurs. Elle estime que l´arrivée de BXL n’est pas de bon ton, alors qu’il est important de pouvoir réunir les opérateurs dans un climat serein, dans le but d’aboutir au prochain plan de fréquences.

Quant aux opérateurs privés, NRJ estime que la direction de RTL a profité de l’association Radios pour défendre ses propres intérêts, tandis que Nostalgie (en régie chez IP, comme BXL) tempère ses propos, mais continue de défendre son projet « Bruxelles R. »

Les radios indépendantes s’inquiètent également de leur sort: «Que pourrons nous faire face à une machine comme RTL si des projets similaires voyaient le jour à Liège ou Charleroi ?» nous confiait le responsable de l’une d’entre elle.Antipode, qui a des vues depuis de longues années sur la capitale et le Brabant Wallon, compte également passer à l’action. «La radio, ça sort des choux ?» Certains verront là une campagne de promotion exclusivement adressée à la ministre de l´Audiovisuel.

 

Dans la presse: Télé Moustique du 22 septembre 2004.

 

 

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